Peut-on guérir ?

Pourquoi moi ?

 

 

 

«  Mais docteur, je n’ai jamais été malade, je ne fume pas et j’ai un cancer. Ce n’est pas normal. Qu’ai-je fait au bon Dieu pour mériter cela? »

 

La maladie cancéreuse frappe sans bruit, longtemps sans symptôme avant-coureur. Le tabagisme, l'alcool, une alimentation déséquilibrée, le contact avec des substances cancérigènes, la vie dans les grandes villes et la présence de gènes sont certes des facteurs favorisant le développement de la maladie, mais non déterminants. D'un autre côté, les cancers touchant des individus sans étiologies déterminées sont nombreux, tout au moins en apparence.

Nous avons déjà vu que l’effondrement des défenses immunitaires peuvent expliquer l’apparition d’un cancer, mais que ce cas de figure est certainement beaucoup moins fréquent qu’on le pensait. La plupart des patients atteints d'un cancer ont souvent des défenses immunitaires augmentées et  non pas diminuées, comme on pourrait le croire. Ce sont, en général, les thérapeutiques anti-cancéreuses comme la chimiothérapie ou la radiothérapie qui, à la longue, peuvent provoquer un affaiblissement important du système immunitaire,  surtout si l'on n’intervient pas pour soutenir celui-ci. L’autre facteur responsable de l’affaiblissement du système immunitaire est le stress, qu’il soit physique ou psychologique. Par ailleurs, la prise d'anti-inflammatoires et surtout d'anti-dépresseurs contribue également à affaiblir le système immunitaire.

La génétique en est au début de ses découvertes. Nous avons vu que dans le futur, il sera possible d'établir la carte génétique de chaque individu. Grâce à ces cartes, il sera possible de déterminer les risques de développer un cancer.

La vieillesse est également une étiologie à ne pas oublier. Les cellules vieillissantes vont parfois refuser de se suicider. Elles font appel à un système de survie, le système S.O.S que l’on retrouve chez les bactéries qui les poussent à survivre en devenant cancéreuses (Lucien ISRAËL) .

Nous en arrivons au mental. Il est probable que  l’apparition de nombreux cancers soit liée à des défaillances ou des « impulsions » prenant naissance au niveau du psychisme. Il faudra du temps pour que les scientifiques découvrent pourquoi et comment. Mais c’est une question de temps.

Alors, pourquoi moi ? Tout simplement parce que personne n’est à l’abri. Pour la plupart des scientifiques, il faudrait la convergence de plusieurs facteurs favorisants et un soupçon de malchance pour qu’un cancer puisse prendre naissance dans un organisme humain.

De plus, il n'est, de nos jours, pas possible de se soustraire à l'influence de tous les facteurs constituant une prédisposition aux cancers, tels qu'une alimentation déséquilibrée, la pollution de l’air et des eaux, les ondes électromagnétiques, le stress, les médicaments, des déséquilibres au niveau de la géobiologie, etc.

Vous, moi, ne sommes pas à l’abri. A la vitesse où progresse la dégradation inexorable de notre planète, comme je l’ai  déjà signalé, bientôt une personne sur trois sera atteinte par la maladie cancéreuse.

Pourquoi faut-il toujours espérer ?

Quelques exemples

Voici  quelques cas qui confirment que l'on peut guérir.

*Mme P., patiente souffrant d'une maladie de Hodgkin scléro-nodulaire

Une jeune fille de 20 ans  atteinte d’une maladie de Hodgkin de type scléro-nodulaire me consulte accompagnée de son fiancé. Elle a également suivi un traitement de 13 mois dans l’hôpital de sa ville, en Italie du nord. Après une courte période de rémission, cette jeune patiente a présenté une récidive massive,tout en étant traitée par chimiothérapie. Il s’agissait d’un stade IV avec envahissement hépatique, lombo-aortique et splénique. Les médecins ont averti la famille que le pronostic  était particulièrement sombre, ce qui était la raison principale de sa visite. Mes confrères italiens avaient jusqu'alors utilisé le protocole classique dit MOPP (Méchloréthamine, Vincristine, Procarbazine et Prednisone) selon un mode « effet dose » extrêmement lourd et agressif qui les a obligés à attendre 2 mois avant de pouvoir débuter la radiothérapie.

Celle-ci a alors été reportée compte tenu de la récidive sous-diaphragmatique découverte lors du bilan de pré-radiothérapie.

 

Dans le cas de Mme P.,  malgré le type histologique favorable (scléro-nodulaire) il y avait échec à la chimiothérapie basée sur le protocole MOPP.

 

Nous décidons d’appliquer un nouveau protocole, celui-ci, classiquement appelé ABVD, comportant 4 nouveaux produits : Adriamycine, Bléomycine, Dacarbazine et Vinblastine. Mais cette nouvelle chimiothérapie est administrée sur une période beaucoup plus étalée dans le temps et rompt ainsi avec les protocoles académiques.

 

Après 3 cures, nous obtenons une rémission complète. Profitant de l’expérience faite précédemment par nos confrères italiens qui avaient également obtenu une rémission après le MOPP, nous attaquons immédiatement la radiothérapie sur les principales aires ganglionnaires,  la rate et le médiastin.

 

Nous avons ensuite repris la chimiothérapie immédiatement après la fin de l’irradiation, toujours selon le mode semi-continu. Ces différentes thérapies agressives ont été supportées grâce au mode d’application et à la thérapie de soutien administrée tout au long de cette période selon les principes que nous développons par ailleurs.  Ainsi 3 nouvelles cures ABVD sont administrées à la patiente.

 

Un an plus tard, le bilan général comportant un scanner du corps entier est négatif.

Arrêter tout traitement spécifique nous paraissait risqué. Nous plaçons cette jeune patiente sous Lomustine (Belustine) par voie orale et procédons à 3 nouvelles cures par voie veineuse, chaque cure étant suivie à trois mois d'intervalle. Nous utilisons 2 nouveaux produits : Cyclophosphamide et Velbé.

Le traitement adjuvant de soutien est maintenu, nous y avons ajouté Viscum album.

En juin 1989, la rémission complète est confirmée.

Nous maintenons le traitement par Lomustine par voie orale pendant 6 mois supplémentaires. La patiente se marie deux ans plus tard.

Trois ans après, le contrôle ne décèle aucune anomalie. Je décide d’arrêter tout traitement agressif. Je maintiens le traitement d’appoint associant alors les vitamines C, E, A, Desmodium ascendens, Sérocytols SRE et EMONCTOIRES, Viscum Album.

Les contrôles successifs sont satisfaisants. Le cycle menstruel de la patiente réapparaît et se régularise. Le mode d’application de la chimiothérapie et la protection des ovaires lors de la radiothérapie ont, dans ce cas, fonctionné.

Quatre ans après, la patiente présente une poussée d’hyperthyroïdie, probable conséquence de la radiothérapie, qui est traitée et résolue rapidement.

Six ans plus tard, la patiente m’annonce qu’elle est enceinte.

A ce jour, plus de 20 ans après,  elle est mère de deux filles et grand-mère. Sa maladie n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Ce cas nous permet de dégager quelques conclusions intéressantes.  De nouveau, des médecins se sont permis de condamner un patient avant d’avoir utilisé toutes les ressources à leur disposition. Leur stratégie était d’évidence défaillante quelque part. Pour être efficace, une chimiothérapie n’a pas forcément besoin d’être cataclysmique. Son effet peut être très positif si elle est appliquée de façon moins brutale sur un temps plus long. Le traitement adjuvant de soutien et de protection associé au mode d’application plus doux de la chimiothérapie ont permis, d’une part d’appliquer les traitements sans interruption, ce qui est très important, et, d’autre part, de permettre à cette patiente de conserver l’intégrité de son appareil génital et reproducteur.

Le profil psychologique de la patiente est, là aussi, intéressant. Malgré la gravité de sa maladie et le poids des thérapies, elle a conservé une insouciance, une confiance extraordinaire en ses médecins et en l’avenir.  Elle a été d’autre part soutenue de façon exemplaire par sa famille, son fiancé et ses amis.

 

* Mme. T., patiente atteinte d'un cancer de l’intestin

Première visite le 26/2/2003

Tumeur du sigmoïde importante avec métastases hépatiques nodulaires diffuses envahissant l’ensemble du foie. Le pronostic est donc particulièrement sombre.

 

Les marqueurs se révèlent négatifs à l'exception du TPA qui s'élève à 584 .

Du fait de cette négativité de l’ACE et du CA 19 :9, les examens complémentaires (test STP et surtout la cancérométrie de Vernes)  se révèlent particulièrement intéressants puisqu’ils vont nous servir d'indicateurs.

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Nous décidons d’appliquer une chimiothérapie associée à un anti-angiogène (CARTCELL).

Le protocole appliqué en semi- continu associe le platine, le 5 fluoro-uracile et l’amécytine.

La base contient les vitamines C, B (sans B12), des minéraux , des physiatrons synthétiques, de la biotine, du bépanthène, protecteur hépatique (Cholo1).

Enfin, nous ajoutons Tad 600 (Glutathion). Dix minutes sous OLOM font suite à la  séance.

Les doses seront certainement  jugées trop faibles par la cancérologie académique.

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Dans l'intervalle, la patiente suit le traitement suivant:

CARTCELL (NEOVASTAT) 2 flacons par jour en 6 prises.

Vitamines : Delta  A, E et  C

BETACOMPLEX (minéraux ionisés)

DRAINEURS (Desmodium et Drainacomplex)

PROBIOTIC (flore intestinale)

 

Douze jours après la fin de la première cure, la cancérométrie de Vernes montre une amélioration nette et importante démontrant sa fiabilité et son  intérêt en tant qu'indicateur.

Cette amélioration se confirme par la chute du TPA à 104 et par l’amélioration clinique.

Après  6 mois de traitement, les résultats sont inespérés. La cancérométrie de Vernes s’est améliorée de façon spectaculaire, le TPA s’est normalisé, la patiente a repris son travail et la tumeur du sigmoïde a diminué de 80%. Les métastases hépatiques sont encore visibles mais ont  également diminué de 80%.

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Cette patiente n’est certes pas guérie à ce jour, mais  une régression de la maladie a permis d’instaurer un état de stabilité  dans de bonnes conditions de confort. Trois années se sont écoulées. Combien cet équilibre durera-t-il ? Nous n’en savons rien. Mais cette malade qui, elle aussi, ne devait pas dépasser les 6 mois de survie est bel et bien là et son état de santé s'est stabilisé.

Son traitement d’entretien consiste en :

COMITRIS:  2 flacons de 30 ml par jour en 6 prises

WOBEMUGOS: 4 comp. par jour

Delta A,C, E et Sélénium

BELUSTINE*  2mg par jour 6 jours consécutifs toutes les 4 semaines

OCTROTIDE* 1 IM par jour 3 fois  par semaine

 

 

* M. W., patient atteint d'un cancer de la vessie

Le cas de ce patient de 68 ans est tout particulièrement intéressant et édifiant.

Ce patient présente une tumeur de la vessie. Une insuffisance cardiaque grave interdit toute intervention, y compris la cystoscopie, ainsi qu'un traitement par chimiothérapie. Nous le plaçons seulement sous CARTCELL à raison de 3 flacons par jour et WOBEMUGOS .

Au bout de 3 mois, les saignements ont disparu. Au bout de 4 mois, l’échographie ne visualise plus la présence de masse anormale intravésicale.

Le patient a poursuivi son traitement pendant 2 ans et aucune récidive n’a été décelée. Lassé de devoir prendre sa dose de COMITRIS  6 fois par jour, il prend l'initiative de cesser le traitement. Nous le perdons de vue.

Deux ans et demi plus tard, les saignements reprennent. Le patient nous consulte à nouveau. L’échographie détecte de nouveau une masse de 21 millimètres.

Le patient reprend son traitement au Comitris. Quatre ans après, il  n’a aucun problème symptomatique et le bilan échographique est négatif. Il est toujours sous traitement d’anti- angiogènes.

En conclusion, nous pouvons tirer de cet exemple deux enseignements importants:

1- les anti-angiogènes peuvent avoir une certaine efficacité et  représentent bel et bien une voie nouvelle intéressante de thérapie des cancers. Mais comme le pensent les scientifiques qui se penchent actuellement sur ce type de produit, leur action angiogénique n’est probablement pas suffisante pour « guérir » le cancer. Dans le cas présenté, la récidive  au même endroit a été rapide dès que le malade a cessé le traitement.

2-Il semble que l’effet de blocage est constant et surtout durable. Habituellement, la maladie cancéreuse s’habitue très vite à un médicament anti-cancéreux et devient résistante. On parle alors d’échappement au traitement. Une reprise d’un traitement identique à celui qui avait donné un résultat en première intention, se solde en général par un échec.

 

Nous avons vu ici que la reprise du traitement n’a pas rencontré de résistance et qu’il été actif aussi rapidement que la première fois. De plus, nous sommes, à ce jour, à presque 5 ans du début du traitement. Ceci est long comparé aux échappements aux traitements connus soit en chimiothérapie, soit en hormonothérapie. Nous avons d’ailleurs plusieurs patients sous Cartcell/ COMITRIS  qui ont dépassé les 6 ans, sans déterminer pour le moment une résistance.

 * Mme  C., patiente souffrant d'un cancer de l’ovaire

Patiente de 67 ans, arrive grabataire. Elle avait été renvoyée de l’hôpital pour mourir chez elle après que l’équipe hospitalière a estimé l’inutilité d’appliquer un traitement devant ce cas classé terminal. Ascite importante avec une albumine effondrée.

 

Les marqueurs ACE et CA 125 sont très augmentés :  respectivement 78 et 2456.

 

Il s’agit d’un cancer bilatéral des ovaires associé à une tumeur énorme de l’utérus. Après une cure de chimiothérapie  (protocole ci-après), l’intervention est décidée malgré la réticence du chirurgien. Les défenses immunitaires étaient en très bon état sur la cancérométrie de Vernes.

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Cinq cures de chimiothérapie ont suivi .

Le protocole utilisé comportait 4 produits différents  administrés sur 5 jours consécutifs:

 

*Cis platine : 20 mg/jour sur 1 heure.

*Bléomycine : 6 mg/jour sur 1 heure .

*5-Fluoro uracile :500 mg/jour sur 3 heures.

*Endoxan : 200 mg en bolus jours 1-3-5

Le traitement de soutien  comportait :

*Une perfusion de base précédant le passage des produits de chimiothérapie contenant vit.C 2g, Becozyme, Sulfate de Mg 15%, Biotine, Bepanthène, Physiatrons synthétiques, Cholo1. qui a pour rôle de protéger le foie, le système nerveux et de potentialiser la chimiothérapie.

 

*Une perfusion de  Glutathion et d’ Esaphosphamine termine  la séance journalière associée à l’hydratation qui a pour rôle de protéger les reins et désintoxiquer l’organisme.

 

*La patiente passe alors 10 minutes sous l’oscillateur à ondes multiples de LAKOVSKI (OLOM) afin de potentialiser la thérapie qui se trouve encore dans le corps du patient.

 

Durant les 21 jours de repos un traitement est également défini :

 

Vitamines A, E, C, B (sans B12)

Minéraux

Omega 3

Serocytols : Diencéphale, SRE, Emonctoires

Enzymes sous forme de CARZODELAN (IM)

 

Rémission totale après la 6ème cure. Echographie négative. Ca 125 à 18 et ACE à 1,4.

 

Nous décidons de ne pas pratiquer de second look, que nous avons estimé ne représenter qu’une curiosité scientifique inutile pour le bien du patient.

Un traitement d’entretien oral a été alors institué alternant ALKERAN toutes les 6 semaines et VEPESIDE toutes les 3 semaines durant 1 an et 6 mois  ainsi que la prise de compléments alimentaires anti-oxydants.

 

 

Viscum Album Mali en dilution St.5, St. 4 et St.3 en séries de 7 espacées de périodes de repos.

6 ans après, contrôle général parfait. Scanner négatif, Ca 125 :19 et ACE : 3.

La cancérométrie de Vernes est revenue pratiquement à la normale .

Cette patiente à qui l’on avait donné 2 mois à vivre, grâce à une stratégie correcte, un peu de chance et sa volonté de vivre, est bien vivante, et toujours en rémission complète. Son traitement actuel ne comporte que des anti-oxydants et du viscum Album épisodique. Cela fait maintenant 15 ans. Mais, vous avez noté, nous avons parlé de sa volonté de vivre. Sans celle-ci notre  traitement aurait probablement échoué. Elle est décédée à 84 ans de mort naturelle.

* Mme Ca., patiente atteinte d'un cancer du sein

Il s'agit là encore d'un cas édifiant. Cette patiente de 45 ans a refusé toute thérapie conventionnelle durant 3 ans. Sa tumeur du sein droit avait un diamètre supérieur à 12 cm. On constate un envahissement ganglionnaire axillaire massif. Fistulisé à la peau. Elle avait fait confiance à la thérapie psychologique développée par le Dr. HAMER et à un produit de la médecine « alternative » italien, le sérum de Bonifacio. Réalisant tardivement son erreur , mais rejetée par le service hospitalier qu’elle consulta, elle se présente chez nous.

Curieusement, le bilan général ne décèle pas de métastases apparentes. Les ACE sont normaux mais le CA 15 :3 est positif : 135.

Nous débutons une thérapie consistant en une chimiothérapie en semi-continu que nous choisissons par bio-résonance et ne s’appuyant pas sur les protocoles internationaux mais qui en reste très proche. De plus nous décidons d’alterner 2 protocoles, ci-après protocoles A et B :

PROTOCOLE A :

  • CIS PLATINE: 15 mg par jour sur 5 jours pendant 15 minutes
  • BLEOMYCINE: 6 mg par jour sur 5 jours pendant 1 heure
  • TAXOL:      30 mg par jour sur 3 jours pendant 1 heure
  • 5 FLUORO URACILE: 500 mg par jour 3 sur jours consécutifs: J3-J4-J5

 

PROTOCOLE B : 

* NAVELBINE:     10 mg jour 1-3-5 pendant 30 minutes

* VEPESIDE:         30 mg par jour sur 5 jours pendant 30 minutes

Ces protocoles ont été appliqués en alternance tous les 21 jours.

A cela s'ajoutent:

- un anti- angiogène : COMITRIS (NEOVASTAT) : 2 flacons par jour en 6 prises sur 24 heures (AVASTIN n'existait pas encore à l'époque).

- un traitement de soutien  qui comporte :

Minéraux BIOCEAN , vitamines C, E, B (sans B12), Glutathion , Enzymes, P.S., cholo1

 

Après 8 cures  (4 de chaque) la tumeur a nécrosé, puis s’est éliminée par voie antérieure mais aussi par une fistule postérieure au niveau de l’épaule.

Le bilan général est toujours négatif. Le CA 15 :3 est à 38.

Nous interrompons la chimiothérapie en cours pour la remplacer par un protocole oral associant en alternance 3 produits : BELUSTINE, XELODA et ENDOXAN.

Un traitement avec NOLVADEX associé à PARLODEL est commencé.

L'état local de la patiente est toujours en cours d'amélioration. Le bilan général est toujours muet. Elle a pris un peu d’embonpoint mais va bien.

La masse tumorale a complètement disparu, laissant une cicatrice ressemblant à celle d’une intervention chirurgicale qui pourtant n’a jamais eu lieu.

Quels enseignements pouvons nous tirer de cet exemple ?

Tout d’abord, attention au chant des sirènes. Les thérapies dites alternatives ont parfois des qualités, nous sommes les premiers à le dire, mais, hélas, ne guérissent pas les cancers.

 D’autre part, on peut parfois résoudre une situation qui semblait au départ une cause perdue.

Ensuite, la nature et les ressources d’un organisme humain nous montrent chaque jour que rien ne leur est impossible si la thérapie trouve le juste chemin. Le cas de cette patiente est de ce point de vue là un enseignement.

Enfin, une chimiothérapie bien adaptée au patient est souvent plus efficace qu’une chimiothérapie lourde conforme aux protocoles internationaux. Le Prof. Lucien ISRAËL l'a souligné en ces termes:

« En médecine, le protocole pré-établi est le summum de la médiocrité ».

M. N., patient atteint d'un cancer du poumon

Ce patient présentait  un cancer du poumon droit de type épithélioma, bien limité et éloigné des zones délicates, permettant un acte opératoire assez facile.

Il a suivi nos conseils et nous lui avons administré un traitement préopératoire de 2 cures avec 15 jours d'intervalle. Ces cures associaient :

 

  • Chimiothérapie : Méthotrexate, Thiotepa, Belustine sur 5 jours déjà en semi-continu.
  • Physiatrons synthétiques durant les 5 jours de chimiothérapie.
  • Enzymes type CARZODELAN 3 IM par semaine.
  • Vitamines A, E, C.

 

Dix jours après la fin de la deuxième cure, une lobectomie fut pratiquée. La tumeur avait 1,5 centimètre de diamètre et les ganglions prélevés au niveau du médiastin pour vérification histologique ne présentaient aucune métastase.

Devant des résultats histologiques favorables, nous plaçons le patient sous un traitement basé uniquement sur les enzymes, la vitamine A, et le Viscum album.

Quatre ans plus tard, lors d’un contrôle de routine, nous découvrons cette fois-ci une masse au niveau du poumon gauche.

Nous décidons de suivre la même stratégie, utilisant cette fois-ci un produit récent pour  cette époque-là, le PLATINE, associé à la BLEOMYCINE et au 5 FLUOROURACILE, protocole cher à mon confrère et mentor, le Prof. Lucien ISRAËL.

Une seconde lobectomie, mais à gauche cette fois-ci est pratiquée. Même type histologique et de 2 centimètres de diamètre. S’agit-il d’une récidive du premier cancer ? Probablement non. L'un des ganglions prélevés dans le médiastin est envahi. Ceci pose l’indication d’une éventuelle radiothérapie. Après de grandes hésitations, nous éliminons cette solution en raison d'une fonction respiratoire déjà diminuée par deux lobectomies. Cette fois-ci , nous appliquons 4 cures post-chirurgicales de chimiothérapie utilisant le PLATINE et le 5 FLUOROURACILE, suspendant la BLEOMYCINE, toujours pour éviter les risques de diminuer la fonction respiratoire. En effet, ce produit peut provoquer des fibroses du tissu pulmonaire.

Le patient est par ailleurs placé sous vaccin de MARUYAMA durant 3 ans à raison d’une cure 3 fois par an la première année et  2 fois par an au cours des deux années suivantes.

Ce patient n’a jamais récidivé et se porte fort bien 20 ans après.

 Ce cas peut nous faire dire que cette maladie se joue de nous. Le Prof. Lucien ISRAËL disait :

« Il y a des tumeurs qui ne veulent pas métastaser. »

D’autre part, le cancer est une maladie de système, d’organe ou de tissu. Le cas de ce cancer « épithélial », développé d’abord à droite, puis, quelques années plus tard, à gauche, rappelle les tumeurs du sein dites « en miroir ».  Elles sont également de type épithélial. Elles aussi  sont bilatérales. Or, maintenant, on commence à admettre que le cancer du sein est une maladie des glandes mammaires et non une simple tumeur d'un sein. N’en serait-il pas de même pour les épithéliomas du poumon et d’autres organes ?

 * Mme  Par., patiente atteinte d'un cancer du sein

Nous présentons ce cas dans le but de montrer l’importance et la qualité de l’échographie ducto-radiale, effectuée avant de décider du type d’intervention dans le cas des tumeurs du sein.

Il s’agit d’une femme de 45 ans à qui l’on découvre à la palpation un nodule à la jonction des cadrans supérieurs du sein gauche. La mammographie reste douteuse. L’échographie classique montre une formation solide de 8 millimètres. On lui propose dans un premier temps une biopsie à l’aiguille suivie d’une tumorectomie et du prélèvement d’un ganglion sentinelle compte tenu de l’absence d’autres lésions détectables et d’absence de ganglions palpables du creux axillaire. La patiente nous consulte alors pour obtenir un deuxième avis.

Nous demandons immédiatement une échographie ducto-radiale. Le résultat est bien différent des examens faits jusqu'à présent.

Non seulement il est retrouvé le nodule principal qui est vascularisé donc sûrement malin mais aussi des lésions disséminées dans plusieurs lobes du sein dont la taille se situe entre 3 et 5 millimètres. Ces lésions n’ont pas été décelées par les examens précédents.*

Une simple tumorectomie aurait été une erreur fondamentale qui se serait traduite par une seconde intervention dans les 3 semaines suivantes, ou, pire encore, par une possible récidive quelques mois plus tard.

Cette patiente a subi d’emblée une mastectomie et la  « maladie » diffuse de la glande mammaire a été confirmée par le bilan histologique. D’autre part, une chimiothérapie néo-adjuvante a été appliquée avant l’intervention. Bien nous en a pris puisque qu’il s’agissait d’un grade 2.

Chaque année, des dizaines de patients présentant des cas similaires se présentent à notre cabinet.

Ce cas nous montre une évidence: "s’il existe un nodule il faut chercher les autres" (STVAROS)

Si les techniques conventionnelles de routine ne les décèlent pas, c’est avant tout parce qu’elles ne le peuvent pas. Ceci veut dire que la tumorectomie est dans la majorité des cas une erreur fondamentale  et que ne pas utiliser l’échographie ducto-radiale systématiquement est une aberration. Enfin, le cancer du sein est une maladie qui intéresse toute la glande et même peut-être les deux glandes mammaires.

 * M. DA., patient atteint d'un cancer du rectum

Ce  patient 62 ans me consulte, très mal en point. Ancien légionnaire, il est père de deux petites filles de 3 et 5 ans.

Atteint d’une tumeur du rectum diagnostiquée un an auparavant, il avait refusé jusque là toute intervention et tout  traitement, à l'exception d’un jeûne.

Après avoir subi plusieurs refus de sa part, ne supportant plus la douleur, il finit par accepter mes conseils. Le processus tumoral est extrêmement avancé sur le plan local et touche le rectum sur 10 cm, englobant le sphincter anal (ce qui en théorie sous-entend l’impossibilité pour le chirurgien de rétablir plus tard une continuité de l’intestin).  Il existe quelques adénopathies locorégionales, mais le bilan ne décèle aucune métastase visible. En effet, l'imagerie est souvent muette lorsqu'une tumeur est inférieure à un centimètre.

Après de longues hésitations, notre  équipe composée des Dr.GOURGUE (chirurgie), Dr. ROQUETTE et ACHILLE (radiothérapeutes) et moi-même, mais aussi du patient, décide de pratiquer dans un premier temps une dérivation et la pose d'un anus artificiel. L’histologie de la lésion est une surprise, puisqu’il s’agit d’une tumeur de type spino-cellulaire* , cancer particulièrement sensible à la radiothérapie. De ce fait, il est décidé de traiter cette tumeur exclusivement par radiothérapie, celle-ci concernant la zone tumorale et les aires ganglionnaires locorégionales. Un traitement de protection et de soutien comme nous le décrivons page   est administré. Deux mois après, sous perfusions de physiatrons synthétiques, la continuité peut être rétablie. Le patient est placé sous traitement de soutien et vaccin de MARUYAMA.

Nous notons par ailleurs un fait particulièrement intéressant. Ce patient, au psychisme très particulier, embrasse la foi en Dieu au moment même où nous débutons le traitement. Il le fit avec une conviction presque fanatique. Il était convaincu que Dieu le guérirait.

Dans ce cas, la guérison a été réelle. Le patient est décédé à l'âge de 83 ans sans récidive.

Conclusion :

Ce cas nous montre tout d'abord qu'il faut considérer toutes  les ressources que nous avons à notre disposition. La radiothérapie, qui, à mes yeux, est le traitement le plus dangereux et le plus limité face à la maladie cancéreuse, a des indications que l’on ne peut ignorer. Bien utilisée, elle apporte parfois une aide précieuse.

Dans ce cas, il était important de connaître l’histologie au départ. Mais nous avons fait la biopsie en cours de l’intervention de départ.

L'implication du patient dans les décisions  prises a été très positive. En effet, il a insisté sur le fait qu’il voulait sauver son anus, sinon il refuserait notre stratégie thérapeutique. Cette pression influença quelque peu la décision finale.

Qu'est-ce qui est à l'origine de la guérison? Ce n’est pas très important de savoir si c’est la médecine, le psychisme particulier du patient , Dieu ou l'association de ces trois facteurs. L’important est que ce cas, au départ sans espoir, a été guéri et montre ainsi que rien n'est impossible.

 * Mme BR., patiente présentant un lymphome non hodgkinien

Cette patiente me consulte pour une troisième récidive de son lymphome non hodgkinien de type B. Elle a subi pratiquement toutes les thérapies classiques y compris une greffe de moelle 5 ans auparavant. A l’examen clinique, de volumineuses masses ganglionnaires sont palpables dans toutes les aires ganglionnaires (axillaires, cervicales, inguinales), la rate est volumineuse. L’échographie montre un envahissement généralisé de l’abdomen. La radiographie du thorax montre un élargissement du médiastin et un épanchement pleural modéré bilatéral.

Nous débutons le traitement par une chimiothérapie étalée sur 5 jours en semi-continu. Le protocole est basé sur une association de produits non encore utilisés dans les traitements précédents. Les doses sont modérées car la formule sanguine de la patiente est à la limite des possibilités thérapeutiques (plaquettes 90.000, G.B. 2800 et hémoglobine 9,6). Ceci sous-entend qu’il sort forcément des schémas habituels.

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A celui-ci est adjoint un traitement de soutien et de protection avec les compléments alimentaires de Vita Complex.

J’ai la bonne surprise d’obtenir une rémission  presque complète en l'espace de quatre cures. Seul persiste un résidu d’épanchement pleural bilatéral.   La formule sanguine étant extrêmement précaire, nous suspendons les cures et plaçons cette patiente sous un traitement d’entretien par VP-16 per os alterné avec BELUSTINE  per os espacées de 5 semaines. Tous les 3 mois  une cure du même type est reprise dès que la formule sanguine le permet.

L’équilibre est ainsi maintenu pendant 5 ans. 5 ans plus tard, au décours d’un accès grippal, un zona cervical se déclare. J’assiste impuissant à une explosion évolutive brutale et généralisée qui résiste à toutes nos tentatives thérapeutiques. L’horreur s’installe avec l’atteinte des énormes adénopathies cervicales par le zona qui provoque des fistulisations à la peau des adénopathies abcédées. J’annonce à son époux  un pronostic très sombre. Devant son désarroi , je lui propose de me procurer un nouveau médicament, le MABTHERA.

Il s’agit d’un ANTICORPS MONOCLONAL en expérimentation sur les lymphomes de type B. Nous débutons le traitement. Deux mois après, la patiente est miraculeusement de nouveau en rémission quasi totale. Les adénopathies ont disparu, à l'exception d'une adénopathie inguinale droite, les fistules cicatrisées, la rate a retrouvé une taille et un aspect normal à l’échographie, l’épanchement pleural bilatéral reste très discret. La formule sanguine s’est améliorée de façon importante. Seules les immunoglobulines restent très basses. La thérapie par MABTHERA est poursuivie à doses modérées toutes les 4 semaines. Devant la persistance de la masse inguinale droite,  une radiothérapie de 50 GY est appliquée sur l’aire inguinale droite. Cette patiente est actuellement en vie et  va bien.

Conclusion: Il ne faut jamais baisser les bras face à la maladie. Gagner du temps peut permettre de bénéficier d’une thérapie nouvelle. Pour durer dans le temps, il faut ménager l’organisme du patient et les thérapies trop fortes ne sont pas la solution.

 

 * Mme Col., patiente atteinte d'un cancer du pancréas

Ce cas nous tient particulièrement à cœur. C’est pourquoi nous l'avons gardé pour clore ce chapitre consacré aux exemples, disons difficiles, mais aussi surprenants et qui montrent que la bataille mérite toujours d’être livrée, même si elle semble parfois perdue d’avance.

Ce cas nous tient à cœur pour trois raisons :

La première, car il concerne notre propre grand-mère maternelle.

La deuxième, parce qu’il nous a amenés à nous consacrer à la cancérologie.

La troisième, car il nous a permis de considérer la cancérologie avec un regard nouveau, d’observer  et d’écouter l’enseignement académique de la faculté avec des yeux et des oreilles respectueux, attentifs mais critiques.  Cela nous a amenés à penser parfois de façon diverse.

 

J’étais encore en sixième année de médecine lorsque ma grand-mère, âgée de 67 ans, a été hospitalisée d’urgence à l’hôpital du Tondu à Bordeaux pour pancréatite aiguë en mars 1967.

En fait, j’appris à mon arrivée à l’hôpital qu’il s’agissait d’un cancer de la tête du pancréas. L’intervention eut lieu le lendemain et se solda par un échec, puisque le chirurgien a dû se contenter d’une dérivation du canal cholédoque. Il laissa en place la tumeur  et m’annonça, avec beaucoup de gentillesse et de tact,  qu’il n’y avait plus d’espérance à avoir et que la durée de survie serait de 3 à 6 mois. Il ne me proposait aucun traitement. Ma famille et moi-même prirent la décision d’accueillir notre grand-mère dans nos foyers.

Suivant les conseils d’un médecin allemand à la retraite, le Dr. Henri HEITAN, j’appliquai un traitement qui m'était alors inconnu, le CARZODELAN* et un produit qui existe encore en Allemagne le NEY TUMORIN. A cela on y a associé la vitamine A , les vitamines du complexe B et de la procaïne.

Au bout de quelques mois la malade se rétablit et put de nouveau vivre normalement. J’étais très étonné et très marqué par l’enseignement classique que je suivais et respectais. J'ai donc convaincu ma grand-mère de passer des examens approfondis  dans une clinique de Menton.  Les examens montrèrent que les paramètres biologiques se situaient à nouveau dans la norme. Le foie semblait indemne. On retrouvait la présence de la masse importante au niveau du pancréas.

Le Dr. HEITAN et moi-même avons continué pendant 3 ans le même traitement. L’équilibre obtenu entre le patient et sa tumeur n’a pas subi de changement apparent. Le bilan que je redemandais alors montra une régression de la masse. Que s’était-il passé ? Je doute que le traitement appliqué ait pu à lui seul être à l'origine de ce miracle.

Mme Col., ma grand-mère, enterra son chirurgien bordelais et également celui qui m’appris le test STP, le Dr. HEITAN. Elle décéda 23 ans après son intervention d’un accident cardiaque.

 

CARZODELAN: Cocktail d’enzymes administrés en I.M.

STAVROS:

SPINOCELLULAIRE : type histologique de tumeur de la peau particulièrement sensible à la radiothérapie.

Je tiens à disposition tous les documents originaux concernant les cas cités dans cet ouvrage.

Protocoles Internationaux : Protocoles de routine appliqués dans les services hospitaliers et établis par l’establishment international.

OLOM :  Oscillateur à ondes multiples de LAKOVSKY

Belustini ou lomustine : produit de chimiothérapie. Prise orale.

Octreotide : forme synthétique de la somatostatine (pag.   )

CARTCELL : Anti-angiogène de première génération remplacé actuellement par COMITRIS (Lab. AERTERNA Canada). Présentation produit congelé.

Delta A, B, C, E et Beta Complex : ligne de compléments alimentaires naturels.

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